Bourgogne-Franche-Comté

SINGLE DESTINATION

Depuis le 1er janvier 2016, la Franche-Comté a connu une fusion administrative avec la Bourgogne. La Bourgogne-Franche-Comté est une région culturelle et historique située à l’est de la France. Cette région est réputée pour ses paysages, ses monuments, sa gastronomie, ses vins du Jura et pour la variété de ses fromages.

Histoire de la Franche-Comté

La Franche-Comté, qui correspond à peu près au très ancien diocèse de Besançon, compte environ 1,2 million d’habitants et Besançon, sa capitale, environ 250 000. Cette région partage de nombreux traits avec la Bourgogne ducale. Elle est cependant plus montagneuse (le massif du Jura culmine à 1 720 m) et  elle possède une forte zone industrielle à son extrémité orientale (Sochaux-Montbéliard est la patrie de Peugeot). Sinon, la Franche-Comté a préservé sa ruralité. Le Doubs serpente joliment entre les plis du Jura avant de se déverser dans la Saône. Au temps des moines, comme au temps des ducs, tout en faisant partie de l’Empire germanique, «la» Comté partageait la plupart des traditions de la Bourgogne ducale.

À partir de 1384, les ducs Valois de Bourgogne ont commencé à acquérir, par la diplomatie matrimoniale, les très riches principautés des Pays-Bas : Flandre, Artois, Hainaut, Brabant, Hollande, Luxembourg, etc. Ces pays sont devenus les «États bourguignons» et, plus tard, sous Charles-Quint, le «Cercle de Bourgogne». La Franche-Comté est restée liée longtemps aux États bourguignons, mais la Bourgogne ducale est revenue dans le giron du roi de France dès 1477.

Les pays bourguignons ne sont  pas nettement délimités. Leur noyau dur se situe sur la rive droite (ouest) de la Saône entre Chalon et Dijon. La Franche-Comté se trouve particulièrement dans l’axe qui va de la Saône à l’Yonne, c’est-à-dire aux pays couverts par les départements de Saône-et-Loire, de la Côte d’Or et de l’Yonne, et vers la Nièvre, le Jura et le Doubs, l’Ain où se prolonge la Bresse et même vers les départements champenois de l’Aube et de la Haute-Marne.

Avant l’arrivée des «barbares» burgondes, les Romains avaient latinisé le peuplement gaulois : Éduens, Lingons, Séquanes. Bibracte et Alésia, derniers retranchements de Vercingétorix, sont en Bourgogne. La vallée du Rhône, prolongée par celle de la Saône était la principale voie de pénétration des Romains vers les Gaules et la Germanie. Par Mâcon, Chalon et Dijon, ils gagnaient le plateau de Langres d’où une voie partait vers Trèves, Cologne et le Rhin et une autre vers Reims, Boulogne et la Manche. Une troisième route partait d’Autun et traversait le Morvan pour rejoindre l’Yonne et Auxerre, puis la Seine et Paris ou encore la Loire à Orléans. Autun fut une des plus importantes villes romaines de la Gaule. Elle en a conservé de remarquables ruines.

Déjà les pays bourguignons jouaient le rôle d’interface entre l’Europe du Sud et l’Europe du Nord. Cette fonction a déterminé pendant deux mille ans l’histoire de ces pays. Si on se souvient que l’espace bourguignon était aussi partagé entre le royaume de France et l’Empire germanique, on voit que les pays bourguignons, pays de communication, ont occupé une position centrale dans le développement de l’Europe.

Les routes romaines couraient droit à travers les campagnes. Dans la suite, les itinéraires empruntèrent surtout les rivières et leurs méandres, Nièvre, Armançon, Doubs. Mais ce sont la Saône et l’Yonne qui ont en quelque sorte structuré l’espace bourguignon. Toutes deux navigables, l’une descend vers Lyon et le Rhône, l’autre vers  la Seine et Paris. Chalon et Auxerre furent donc d’importants ports marchands. Chalon alimenta Lyon et Avignon. Auxerre fournit Paris en bois, en céréales et en vins jusqu’à la révolution industrielle. Le vieil axe romain de la vallée de la Saône, de Lyon à Dijon, est encore aujourd’hui un couloir de circulation à haute intensité.

Après l’effondrement de l’Empire romain et le passage des dominations tantôt burgonde, tantôt franque, les pays bourguignons se sont trouvés avec un triple héritage : la langue latine, l’église romaine et le régime seigneurial. Le latin s’est transformé en multiples parlers romans à la limite entre la langue d’oïl et le franco-provençal. Mais très tôt, probablement dès le XVIe siècle, clercs, seigneurs et  bourgeois ont adopté la langue de France. Rome a laissé un réseau de cités, devenues les sièges d’évêques : Autun, Mâcon, Chalon, Langres, Auxerre, Besançon. Des villes, le christianisme s’est répandu dans les campagnes, soutenu par un très fort réseau monastique. Enfin l’encadrement seigneurial, qu’on appelle parfois «féodal», a relayé précocement l’État romain et les dominations franques.

Au Xe siècle, les caractères fondamentaux des pays bourguignons sont donc établis pour longtemps : la langue romane, la foi chrétienne, le pouvoir seigneurial, le passage incessant de pèlerins (les voyageurs) entre le nord et le sud de l’Europe, une paysannerie soumise encadrée par quelques cités épiscopales, de nombreux monastères et une multitude de clans familiaux entrecroisés.

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