SINGLE DESTINATION

Préfecture du département de la Côte-d’Or et de la région Bourgogne-Franche-Comté, la ville de Dijon, également nommée par un roi de France « la ville aux cents clochers » est l’ancienne capitale des ducs de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles. Située à 190 km au nord de Lyon et à 300 km au sud-est de Paris, Dijon est une ville touristique aux attraits multiples qui est appréciée notamment pour son patrimoine architectural et sa grande tradition gastronomique. On peut dire de Dijon qu’elle est un grand cru de la Bourgogne!

Dijon : la cité des ducs de Bourgogne

Depuis les Romains, Dijon était une étape de la route du Nord. Au XIe siècle, l’abbaye Saint-Bénigne en avait fait un bourg actif. Après le terrible incendie de 1137, le duc de Bourgogne et les bourgeois lui avaient rendu vie. Mais Dijon dépendait encore de l’évêque de Langres et ne l’emportait pas sur ses voisines, Beaune, Chalon, Autun ou Dôle. Du duc Philippe le Hardi vint l’impulsion qui fit définitivement de Dijon la grande ville de Bourgogne.
Au Moyen Âge, Dijon est une ville sous l’autorité d’un seigneur laïque. Les ducs de Bourgogne tiennent Dijon depuis 1016 et ont accordé une charte communale aux bourgeois en 1183. Les ducs capétiens de Bourgogne ont dirigé le cœur du pays, de Châtillon-sur-Seine à Chalon-sur-Saône avec les alentours de Dijon, Beaune, Autun, Semur-en-Auxois.

Une ville embellit par des mécènes

Héritière d’un riche patrimoine médiéval, cette ancienne capitale du duché de Bourgogne foisonne d’édifices et de monuments gothiques qui rappellent aux visiteurs et aux Dijonnais un passé prolifique associé plus particulièrement au mécénat de la dynastie capétienne des Valois. À la demande des souverains, les architectes, les sculpteurs, les peintres flamands décoraient villes, châteaux et monastères des bourgades bourguignonnes. Dijon en garde particulièrement la marque. Philippe le Bon y fit achever le palais et construire de nouveaux remparts dont on peut encore lire le tracé sur les boulevards périphériques. Le mécénat de Nicolas Rolin (1376-1462), chancelier du duc de Bourgogne, s’ajoutait à celui des ducs, Philippe le Hardi (1342-1404), Jean sans Peur (1371-1419) et Philippe le Bon (1396-1467). Ainsi, le palais des ducs, l’église paroissiale Notre-Dame, l’ancien hôpital général, la Sainte-Chapelle (détruite en 1802) ont été édifiés sous la gouverne des généreux mécènes. Puis, au fil du temps, la ville s’embellit d’hôtels particuliers, d’institutions religieuses et scolaires, de parcs et d’édifices publics.

Le palais des ducs et des États de Bourgogne

Le palais des ducs et des États de Bourgogne est un vaste ensemble architectural réunissant plusieurs bâtiments construits entre le XIVe et le XVIIIe siècle. La partie la plus ancienne est le palais des ducs de Bourgogne qui fut également le siège des souverains de l’État bourguignon. Aujourd’hui, l’hôtel de ville de Dijon est abrité dans une partie de cet ancien palais ducal. Une visite du lieu permet de découvrir le salon Apollon, la somptueuse salle des États, le Salon bleu et l’escalier Gabriel.

Église Notre-Dame de Dijon

L’église Notre-Dame est un véritable chef-d’œuvre de l’architecture gothique de Bourgogne. Sa façade richement ornée se distingue par la présence d’une cinquantaine de gargouilles et par un contrefort où une chouette, symbole de la ville de Dijon, y est sculptée. Lui toucher, porte bonheur…

Le Vieux-Dijon

Le Vieux-Dijon est un quartier historique protégé qui propose aux visiteurs de découvrir l’histoire de la petite bourgade dijonnaise. Avec ses maisons à colombages, ses ruelles pavées de pierres, ses demeures bourgeoises et ses hôtels particuliers, comme l’hôtel de Vogüe et l’hôtel de Chartraire, le vieux quartier charme instantanément les promeneurs en quête de beauté.

La chartreuse de la Sainte-Trinité de Champmol

Dès 1377, Philippe le Hardi décide de fonder une chartreuse, à Champmol, aux portes de la ville. Ce monastère est devenu la nécropole des ducs, sur le modèle de la basilique Saint-Denis (5 km au nord de Paris) pour les rois de France. En 1388, les moines s’installent et l’église est consacrée. Pour la décoration de celle-ci, on fait appel à un menuisier de Liège, un verrier de Cambrai, un sculpteur de Termonde, Jacques de Baerze, pour les retables de bois et à Melchior Broederlam d’Ypres pour les peindre. En 1389, Claus Sluter prend la direction des ateliers. Né à Haarlem, il venait de Bruxelles. Nous lui devons trois œuvres maîtresses : le Puits de Moïse, le portail de l’Église et le tombeau de Philippe le Hardi.
Le puits, installé au milieu d’un des deux cloîtres, est surmonté d’un monument hexagonal représentant les prophètes; ils sont impressionnants, particulièrement Moïse. Au portail de la chapelle ducale, Claus Sluter sculpte une Vierge à l’enfant entourée des deux donateurs en prière : Philippe le Hardi et son épouse Marguerite de Flandre.
Après cela, Sluter commence le grand tombeau de Philippe, que terminera son successeur, Claus de Werve. Après la mort de Jean sans Peur, Philippe le Bon a commandé pour son père Jean et sa mère Marguerite un tombeau sur le même modèle que celui de son grand-père. Ces superbes tombeaux sculptés, destinés au mausolée ducal de Champmol, sont maintenant conservés au Musée des beaux-arts de Dijon.

Musée des beaux-arts de Dijon

Le Musée des beaux-arts se trouve dans le palais ducal. En effet, au cœur de la ville, Philippe le Hardi et Philippe le Bon ont fait construire une très belle résidence gothique surmontée d’une haute tour de guet. Ce palais est maintenant encadré et masqué par les agrandissements classiques de la façade, réalisés par Jules Hardouin-Mansard entre 1685 et 1725. Installée dans le palais des ducs et des États de Bourgogne, la riche collection du Musée des beaux-arts de Dijon, qui est l’un des plus anciens musées de France, se définit à travers l’art égyptien, la peinture flamande, la sculpture du XIXe siècle et l’art moderne. Le musée est situé au 1, rue Rameau.

Musée archéologique de Dijon

Le Musée archéologique est aménagé dans une partie de l’ancienne abbaye bénédictine Saint-Bénigne. Plusieurs pièces de l’ancien édifice servent de lieu d’exposition. C’est le cas de la salle capitulaire, du scriptorium et du dortoir des moines qui présentent des collections allant de la préhistoire au Moyen Âge. Le musée est situé au 5, rue Docteur Maret.

Les jardins de Dijon

Dijon possède plus de 700 hectares de parcs et de jardins publics. De nombreux parcs et jardins datent des XVIIe et XIXe siècles comme le parc de la Motte-Giron, le parc naturel de la Combe Persil et le jardin Darcy. Le parc forestier de la Colombière d’une superficie de 33 hectares, à l’origine privé, fut aménagé dès le XVIIe siècle par un élève du célèbre jardinier Le Nôtre. De style jardin à la française, le parc est situé au sud de Dijon dans le quartier Chevreul-Parc.

Revenir À la région Bourgogne-Franche-Comté

Catégories Dijon

Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon
28-29Septembre 2012, Dijon
dijon-place-de-la-liberation-01-office-de-tourisme-de-dijon-atelier ...
Becoming Fluent in French in 1 Month in Dijon, France? (Part 1)
Dijon
file vue panoramique de dijon 05 jpg wikimedia commons dijon
File:Vue panoramique de Dijon 07.jpg - Wikimedia Commons
Annonces de ventes et locations immobilières à Dijon
Dijon et sa région | Côte-d'Or Tourisme, le meilleur de la Bourgogne
Dijon Cityguide | Your Travel Guide to Dijon - Sightseeings and ...
et 4 juillet 2014 à Dijon : 9e Assises Nationales du Centre-Ville