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Galeries Layette. Une histoire qui ne démode pas !

La ville de Paris peut s’enorgueillir de ses grandes entreprises qui ont su asseoir leurs fondations dans du roc solide. Parmi les établissements bien ancrés dans l’histoire, il y a les grands magasins de Paris. Au premier chef, les galeries Lafayette. Depuis plus de 120 ans, le magasin situé sur le boulevard Haussmann dans le 9e arrondissement œuvre dans l’industrie de la mode et dans l’univers de la création contemporaine. La réussite du grand magasin repose sur une signature audacieuse et moderne. L’histoire des galeries Lafayette se raconte à travers une entreprise familiale de cinq générations et par le travail de commerçants novateurs, de créateurs imaginatifs et d’artisans talentueux. Voici l’histoire d’un haut lieu de la mode et de la nouveauté.

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Les galeries Lafayette, un grand magasin

D’une superficie de 70 m2 à ses débuts, le magasin les galeries Lafayette Haussmann dispose maintenant d’une surface de vente de 70 000 m2. Plus de 100 000 clients chaque jour achètent le luxe des galeries Lafayette et pas moins de 25 millions de visiteurs s’y rendent chaque année. La popularité du magasin est presque aussi grande que celle de la tour Eiffel. Et que dire de l’édifice datant des dernières décennies du XIXe siècle? De style haussmannien et décoré des concepts artistiques de l’art nouveau, la décoration des galeries Lafayette évoque l’âge d’or de l’architecture métallique avec les balustrades de fer forgé aux lignes ondulantes, la ferronnerie aux motifs floraux et la somptueuse coupole de verre coloré. Vecteur d’un nouveau style artistique, l’usage du verre associé au fer devient prépondérant. Tout comme plusieurs monuments et édifices érigés à l’époque de la troisième République, les galeries Lafayette arborent l’effigie du Paris moderne souvent présenté dans les sillons de la Belle Époque.

De la Belle Époque émergent les galeries Lafayette

En effet, la période dite Belle Époque réfère aux progrès économiques, technologiques, politiques et sociaux que connaissent les grandes villes de l’Europe entre 1890 et 1914. L’expression Belle Époque est vraisemblablement apparue au lendemain de la Première Guerre mondiale pour signifier une époque heureuse, mais révolue à l’aube de la Grande Guerre.

Depuis la défaite de 1871, où la France perd l’Alsace-Lorraine, et avec la fin de la grande dépression des années 1880, un vent rafraîchissant souffle sur la France et sur sa capitale. Paris carbure au rythme d’une époque heureuse où le quotidien correspond à une prospérité économique et à une amélioration significative des conditions sociales. Dès lors les goussets des bourses parisiennes, trop longtemps serrés, s’ouvrent largement pour profiter d’un nouvel idéal social et culturel. Cafés, music-halls, bals, baignades, amusements de tous genres sont désormais présents sur la voie triomphale du bonheur. C’est donc dans un contexte d’effervescence et d’optimisme que naît les grands magasins de Paris et, plus particulièrement, les galeries Lafayette.

Les fondateurs des galeries Layette

Théophile Bader et Alphonse Kahn, deux cousins d’origine juive alsacienne, décident d’ouvrir en 1893 une mercerie à l’angle de la rue de la Chaussée d’Antin et de la rue La Fayette. Le nom de la petite mercerie Aux galeries Lafayette s’impose naturellement aux nouveaux propriétaires. Situé dans l’axe des grands boulevards, du très chic monument de l’opéra de Paris et de la nouvelle gare Saint-Lazare, l’endroit est idéal pour attirer les badauds qui se promènent dans le populaire quadrilatère fermé par le boulevard Haussmann. Parisiens et banlieusards, attirés par la nouveauté d’un grand magasin, s’arrêtent pour fureter. Impressionnés par les vêtements à la mode et par le nouveau concept d’étalage des produits, les curieux achètent et se fidélisent aux galeries Lafayette. Le succès est au rendez-vous !

Trois ans plus tard, la mercerie est en pleine expansion. Les propriétaires du magasin achètent la totalité de l’immeuble du 1, rue La Fayette. L’idéologie d’une démocratisation de la mode et l’offre de la nouveauté demeurent un point d’ancrage profond pour les fondateurs. Des grandes bourgeoises aux ouvrières de la couture, le monde se presse aux galeries Lafayette. Fiers de leur succès, Théophile Bader et Alphonse Kahn, dès 1903, achètent successivement les immeubles adjacents à la rue La Fayette qui sont situés au 38, 40 et 42 boulevard Haussmann.

Un nouveau magasin sur le boulevard Haussmann

En 1912 est inauguré le nouveau magasin Les galeries Lafayette dont l’entrée principale est au 40, boulevard Haussmann. L’édifice de style art nouveau est composé de cinq étages, de balcons, d’un grand hall et d’un escalier d’honneur. Le bâtiment est couronné d’une somptueuse coupole aux vitraux colorés et enserrés dans une armature métallique. De la coupole, dressée à 43 m du sol, jaillit une lumière dorée éclairant le grand hall et son escalier. La décoration du magasin est l’œuvre des maîtres de l’atelier de Nancy réputés pour leurs créations artistiques d’un nouveau style. Ils font un art nouveau. Notons au passage que l’expression art nouveau provient de l’enseigne du magasin de Samuel Bing à Paris faisant la promotion d’objets venu d’Orient et titré art nouveau. Donc, Louis Majorelle, Jacques Gruber et Ferdinand Chanut, ce dernier était responsable de l’ambitieux projet de la coupole, ont réalisé une œuvre décorative magistrale, moderne et novatrice. Il est à remarquer que l’atmosphère du style art nouveau n’a jamais quitté l’institution du boulevard Haussmann même lorsque des rénovations majeures ont été effectuées en 1932. Le style art déco, associé aux années folles et illustré à travers les verrières dessinées par René Lalique est un heureux complément à la décoration de l’école de Nancy. La modernisation architecturale du nouveau magasin est accompagnée d’une diversification de l’offre avec notamment la confection de vêtement pour homme, l’ameublement, les jouets, les arts appliqués, les produits de design et les arts de la table. Les Parisiens prisent particulièrement cette nouvelle forme de commerce. Le succès que connaissent Théophile Bader et Alphonse Kahn est assombri par l’Occupation allemande. Paris est envahi par le IIIe Reich.

Une nouvelle administration aux galeries Lafayette

De 1941 à 1944, les galeries Lafayette sont le théâtre de la propagande nazie et deviennent aryanisées. La famille fondatrice est alors écartée pendant l’Occupation et l’entreprise est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération. Après les années noires de la Seconde Guerre mondiale, l’empire connaît une reprise économique. En 1944, Raoul Meyer, gendre de Théophile Bader, est nommé à la présidence de la société. Il y restera jusqu’à sa mort en 1970. Tout comme son beau-père, Meyer a été un grand capitaine du navire commercial. Au sens propre comme au sens figuré, Raoul Meyer explore le monde à travers la mode. En 1952, la promotion des galeries Lafayette pour un développement à l’étranger est soutenue par un programme de communication novateur qui se traduit par l’organisation de grandes expositions consacrées à différents pays : l’Italie, les États-Unis, l’Afrique, l’URSS, l’Inde.

Les grands stylistes des galeries Lafayette

Au début des années 1960, les galeries Lafayette ouvrent son espace commercial aux jeunes stylistes comme Sonia Rykiel, Daniel Hechter, Cacharel, Emmanuelle Kahn, Yves Saint-Laurent et Dorothée Bis qui explorent de nouveaux styles axés sur la jeunesse. Pierre Cardin développe le prêt-à-porter qui unit haute couture et confection. L’éclosion d’une nouvelle vague de créateurs entraîne un nouveau modus operandi dans les années 1970 pour les galeries Lafayette. Innovation et création demeurent cependant le leitmotiv de l’entreprise. Le rez-de-chaussée central est réaménagé. L’escalier d’honneur, symbole des premières années de gloire du magasin, est démantelé afin d’ouvrir de petites boutiques de prestige présentant les grandes collections.

Les galeries Lafayette franchissent une nouvelle étape en accueillant les avant-gardistes de la création tels que Azzedine Alaïa qui dévoile le corps de la femme avec des robes moulantes aux tissus soyeux, Chantal Thomass qui fait dans la dentelle avec ses dessous chics de satin ou de soie, Jean-Paul Gaultier qui révolutionne avec ses vêtements audacieux passant du style punk au style rabbin, Thierry Mugler qui recompose la silhouette féminine dans une élégance ballerine et Jean-Charles de Castelbajac qui impressionne par ses vêtements aux couleurs primaires et aux matières détournées de leur nature première en créant un manteau d’ours en peluche, le Teddy Bear.

La galerie des galeries!

La création artistique a toujours été au cœur de l’entreprise familiale.

L’installation d’une galerie d’art dans les galeries Lafayette caractérise toujours l’esprit innovateur de la direction. L’espace culturel des galeries Lafayette Haussmann situé au 1er étage fait découvrir aux visiteurs des artistes contemporains de tous horizons. Le programme est constitué de quatre expositions par année autour d’une création française et internationale qui souhaite mettre en valeur l’interdisciplinarité qui existe entre la mode, les arts plastiques et le design. L’heureuse initiative revient au Groupe galeries Lafayette.

Groupe galeries Lafayette

Au fil du temps, plusieurs membres de la famille fondatrice assurent la destinée de l’entreprise familiale par le biais du Groupe galeries Lafayette. L’enceinte ne cesse d’être en expansion notamment avec plusieurs achats de sociétés, avec les ouvertures de magasins Lafayette en régions françaises et avec l’ouverture de magasins à l’extérieur de la France. Ainsi, cinq magasins hors France font la promotion commerciale du sphinx de la mode. Des galeries Lafayette se trouvent dans les villes de Casablanca, Berlin, Dubaï, Jakarta, et Pékin.

En 2009, les galeries Lafayette Haussmann ouvrent une surface de 3 000 m2 dédiée aux chaussures pour dames. Après le magasin Selfridges de Londres, il devient le deuxième plus grand magasin au monde dans le domaine de la chaussure.

En 2015, les galeries Lafayette ont dévoilé un nouveau logo tout en repositionnant leur image commerciale avec une campagne publicitaire sous le thème le « Nouveau Chic ». Le logo arbore une signature aux traits épurés. À l’origine, les cousins alsaciens avaient choisi un logo axé sur la modernité de Paris. Un double T assemblé, tiré de Lafayette, configure la forme de la tour

Eiffel, ultime emblème de la Belle Époque parisienne. Avec le nouveau logo, c’est désormais le F, allongé et stylisé, qui porte le flambeau du célèbre monument de Paris. Des « t » au « f », l’histoire des galeries est toujours au rendez-vous.

Cent ans d’histoire

En 2008, la direction du groupe a pris l’initiative de créer un département du patrimoine pour conserver la « mémoire » des galeries Lafayette. Le département a pour mission principale de préserver, de conserver et de valoriser le patrimoine architectural et ses archives historiques ouvertes à la consultation.

En 2012, pour le centenaire de la coupole, une restauration de l’immense dôme a été effectuée. Un nouvel éclairage a également été repensé pour l’occasion.

Afin de mieux faire connaître leur histoire, les galeries Lafayette Haussmann proposent des visites guidées de leur magasin.

Adresse : 40, boulevard Haussmann 75009 Paris.

Téléphone : 01 42 82 34 56

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