Le monde

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L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Le terme « francophonie » a été utilisé pour la première fois à la fin du XIXe siècle par le géographe français Onésime Reclus pour désigner l’espace des locuteurs de langue française dans le monde. Il laisse le pas au concept de « francité » jusqu’au début des années 1960. Il refait alors surface, officialisé tant dans le discours politique (par le président sénégalais Léopold Ségar Senghor) que par les instances de régulation de la langue (Dictionnaire Larousse). Portant la majuscule, il désigne aujourd’hui une organisation multilatérale qui regroupe 80 pays et qui a pour objectif la promotion de la langue française et les relations de coopération entre les États et les gouvernements membres ou observateurs dans le cadre d’un dispositif institutionnel supraétatique.

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L’espace francophone

L’OIF regroupe aujourd’hui des États et des gouvernements (membres, membres associés ou observateurs) où vivent près de 275 millions de francophones. L’essor de la langue française, en dehors de l’Europe, s’est concrétisé très largement par des conquêtes européennes. Les plus fameuses sont assurément celles du XVIIe siècle dans les Amériques et celles qui sont issues du partage de l’Afrique lors de la conférence de Berlin au XIXe siècle. Dès lors, un espace francophone planétaire existe d’autant plus qu’il est complété par une présence en Indochine et des prises de possessions océaniennes. Le besoin d’y échanger sur une base culturelle et linguistique est d’abord né dans le milieu des arts et de la communication. C’est ainsi qu’en 1926, naît l’Association des écrivains de langue française; puis, en 1950, c’est l’Union des journalistes et de la presse de langue française qui voit le jour. En 1955, la Communauté des radios publiques de langue française vient enrichir et densifier les interversions.

Vers l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)

Avec les années 1960, l’émancipation des pays d’Afrique et d’ailleurs dans le monde fait surgir des besoins auprès de ces gouvernements qui gagnent en autonomie et souhaitent bénéficier d’un partage de leurs expériences. Après la création de la Conférence des ministres de l’éducation nationale des pays francophones (CONFEMEN) en 1960, suivent celles de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF) en 1961 – devenue aujourd’hui l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) –, de l’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF) en 1967 et de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones (CONFEJES) en 1969. Dans cette effervescence, l’AIPLF adopte, en 1968, une résolution concernant la création d’une agence de coopération francophone; elle voit le jour à la conférence de Niamey en 1970. Léopold Sédar Senghor (président du Sénégal), Hamani Diori (président du Niger), Habib Bourguiba (président de la Tunisie) et le prince Norodom Sihanouk (chef de l’État du Cambodge) sont reconnus comme étant les premiers promoteurs de l’idée. Le Canadien et Québécois, Jean-Marc Léger, est choisi le premier secrétaire général de cette nouvelle Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) dont la mission première est la coopération dans les domaines de la culture et de l’éducation.

L’OIF

Lorsqu’en 1985, le premier ministre canadien, Brian Mulroney, le premier ministre du Québec, Pierre-Marc Johnson et le président français, François Mitterrand, concoctent une solution qui permettrait une reconnaissance formelle du Québec à la table institutionnelle, l’ACCT peut prendre une dimension plus assurée, en devenant l’OIF. L’organisation se donne comme mission la promotion de la langue française et de la diversité culturelle et linguistique; la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de la personne; l’appui à l’éducation, à la formation, à l’enseignement supérieur et à la recherche; et le développement de la coopération au service du développement durable. Ses orientations lui sont fournies par trois instances politiques, soit le Sommet qui en est l’instance suprême, la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) et le Conseil permanent de la Francophonie (CPF). L’OIF a son siège à Paris et elle compte quatre représentations permanentes, soit à Addis-Abeba, auprès de l’Union africaine et de la Commission économique de l’Afrique de l’ONU; à Bruxelles, auprès de l’Union européenne; et à New York et Genève, auprès des Nations Unies. Elle est aussi active par ses cinq bureaux régionaux situés à Lomé pour l’Afrique de l’Ouest; à Libreville pour l’Afrique centrale et l’Océan indien; à Hanoï pour la zone Asie-Pacifique ; à Port-au-Prince pour la zone Caraïbe-Amériques; et à Bucarest pour l’Europe centrale et orientale. Son budget (environ 85 millions €) est financé par les contributions des États et des gouvernements selon leur statut : les membres et les membres associés contribuent proportionnellement à leur richesse nationale tandis que les observateurs s’acquittent d’une contribution forfaitaire.

La secrétaire générale

La secrétaire générale est la plus haute dirigeante de l’OIF. La fonction a été créée lors du Sommet de Hanoï en 1997. La Charte de l’OIF définit le poste comme étant « la clef de voûte du dispositif institutionnel francophone ». La secrétaire générale est responsable de l’action politique menée par l’organisation. Elle en est aussi la porte-parole et la représentante officielle sur le plan international. Il s’agit donc d’un rôle politique et administratif puisqu’il est aussi des attributions de la secrétaire générale de présider le Conseil de coopération; elle est représentée à la table de chacun des opérateurs. La secrétaire générale est appuyée par un administrateur qu’elle nomme et qui est chargé de gérer journellement la coopération. La secrétaire générale est choisie par les membres lors d’un Sommet. Son mandat de quatre ans est renouvelable. Depuis l’instauration de cette fonction, l’OIF a connu trois secrétaires généraux : l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1998-2002), le Sénégalais Abdou Diouf (2003-2014) et la Canadienne d’origine haïtienne, Michaëlle Jean qui en est titulaire depuis le Sommet de Dakar en 2014.

Les opérateurs

Le rayonnement de la Francophonie se fait, au quotidien, par le travail de ses quatre « opérateurs ». La doyenne de ces opérateurs est l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Fondée en 1961 à Montréal, elle réunit près de 800 institutions d’enseignement supérieur et de recherche dans 100 pays, dont 59 sont membres ou observateurs de l’OIF. Elle soutient la coopération interuniversitaire notamment par ses programmes de mobilité. Pour sa part, l’Association internationale des maires francophones (AIMF) est un réseau d’élus locaux de plus de 265 villes et associations nationales de pouvoirs locaux dans 49 pays. Elle offre un espace d’échange, de réflexion et de dialogue autour des meilleures pratiques de gestion. Elle appuie le renforcement de la démocratie locale, la valorisation de la place des femmes dans les processus de décision et la gestion planifiée du développement, particulièrement en matière de décentralisation et dans la mise en œuvre des politiques d’aménagement urbain. De son côté, la chaîne télévisée TV5 MONDE s’avère le trait d’union le plus accessible de toute la Francophonie; elle naît en 1984, de l’alliance de cinq chaînes de télévision publiques de France, de Belgique et de Suisse. Elle rejoint aujourd’hui près de 215 millions de foyers répartis dans 200 pays et territoires. Sa programmation est régionalisée et une chaîne spécifique destinée au territoire canadien est gérée par TV5 – Québec Canada, une structure autonome localisée à Montréal. Enfin, l’Université Senghor a son siège à Alexandrie, en Égypte. Elle a été créée au Sommet de Dakar en 1989. Elle offre des formations pluridisciplinaires et plurithématiques consacrées au développement durable dans un contexte de mondialisation. Elle compte des campus dans huit pays répartis sur trois continents.

Les Sommets

Comme instance suprême de l’organisation, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage en constitue assurément l’un des éléments les plus visibles. Plus connue sous le nom de Sommet de la Francophonie, la Conférence se tient sur une base bisannuelle. Les débats qui y sont tenus permettent notamment la définition, par ses membres, des orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde. Ses orientations sont traduites dans un cadre stratégique décennal. Les Sommets se sont tenus à Paris (1986 et 1991, en remplacement de Kinshasa), à Québec (1987 et 2008), à Dakar (1989 et 2014), à Grand-Baie (Maurice – 1993), à Cotonou (1995), à Hanoi (1997), à Moncton (1999), à Beyrouth (2002 – Sommet décalé d’une année à cause des attentats du 11 septembre 2001), à Ouagadougou (2004), à Bucarest (2006), à Montreux (2010 – en remplacement de Madagascar), à Kinshasa (2012) et à Madagascar (2016).

Les droits de l’homme

La Déclaration universelle des droits de l’Homme s’attaque aux causes qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale. Adoptée en décembre 1948 au palais de Chaillot (Paris), elle définit les droits fondamentaux dont chaque être humain doit pouvoir jouir. Bien qu’elle n’ait pas de portée juridique réelle, elle sert d’étalon pour apprécier les droits et libertés de chacun. Ses sources d’inspirations se trouvent autant chez John Locke ou Jean-Jacques Rousseau que dans le Bill of Rights britannique, la Déclaration des droits amendant la Constitution américaine et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de la République française.

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